CFP - Comité Français du Parfum

Le Parfum, quelques gouttes de luxe

Des origines au quotidien

Histoire du Parfum

Au Moyen-Age, l'Europe découvre le parfum
La montée du christianisme est synonyme de régression de l'emploi des parfums.

L'Eglise se méfie de ces « artifices du diable » et on assiste à un retour de l'hygiène au sens strict.
Si la parfumerie a disparu en Occident, les Arabes, maîtres des routes des épices, font progresser l'art du parfum en améliorant la technique de la distillation, grâce à l'alambic et au serpentin. Il faut attendre les croisades et les échanges qu'elles génèrent pour que le parfum soit remis au goût du jour. Les croisés rapportent en Europe des produits (potions, peaux parfumées), des matières premières (épices, musc, ambre…) et les techniques du parfum mises au point par les Arabes.
Se perpétue aussi l'idée que les bonnes odeurs ont des vertus thérapeutiques.
Apothicaires et herboristes vendent poudres, lotions et autres sirops purificateurs. Les pomanders, des bijoux contenant des boules de senteur rendent, croit-on, moins vulnérable aux épidémies. Les personnes de condition modeste se contentent de boîtes à senteur ou d'une simple éponge imbibée de vinaigre.
Violette, lavande, rose ou bergamote sont en vogue dans les eaux de senteur et les élégantes n'hésitent pas à dissimuler sous leurs vêtements des sachets parfumés. Le parfum redevient un élément de la séduction.

FOCUS

Le kyphi est le premier parfum dont la composition soit connue. Intégrant jusqu'à 30 ingrédients tels que les baies de genièvre, la rose, la coriandre ou la myrrhe, il était utilisé en fumigations et parfois mêlé à des boissons pour traiter certaines affections.

Le saviez-vous ?

La découverte de l'alcool permet de créer des parfums au sens actuel du terme. L'eau de la Reine de Hongrie, à base de romarin, est le premier du genre. La légende rapporte qu'il fut donné au XIVe siècle à la reine de Hongrie âgée et impotente. Elle lui fit tant de bien que le roi de Pologne voulut l'épouser…