CFP - Comité Français du Parfum

Le Parfum, quelques gouttes de luxe

Des origines au quotidien

Histoire du Parfum

Les origines antiques
L'Égypte ancienne, royaume des parfums

photoLa qualité du sol et du climat a fait de l'Égypte une terre propice aux plantes odorantes.
Préparées par les prêtres-parfumeurs, elles sont utilisées en fumigations pour honorer les dieux et accompagner le passage de la vie à la mort. Les aromates jouent aussi un grand rôle dans la conservation des corps, par embaumement.
Bientôt, les parfums se mettent au service de la beauté, sous forme d'onguents, d'huiles ou même, plaisir suprême, de petits cônes qui, en fondant, parfument les cheveux. Certaines matières, comme les bois odoriférants, sont importées de Libye ou d'Arabie. D'abord stockés dans des récipients en terre cuite, les parfums sont ensuite conservés dans des flacons en albâtre.

La Grèce antique : des parfums pour naître, vivre et mourir

Comme en Égypte, on brûle de l'encens pour rendre hommage aux dieux et sans parfum, point de salut de l'âme. Le parfum accompagne naissances et mariages et devient une véritable source d'agrément. Les Grecs en usent pour le corps, les vêtements, la maison, le bain, les plaisirs amoureux. Parfumerie rime aussi avec thérapie : pour Hippocrate, le parfum est « un remède pour soigner les rhumes, les refroidissements et la mauvaise humeur ». La palette des substances s'enrichit d'huiles parfumées aux fleurs qui s'ajoutent aux gommes, résines et baumes.

Rome, l'empire des essences

photoAprès une période ignorant l'hygiène, les Romains accordent une grande place au parfum. En devenant maître de l'Égypte, Auguste s'empare de son empire commercial faisant de Rome le principal port de la Méditerranée, qui s'enrichit du commerce des composants entrant dans la fabrication du parfum.
Des textes, comme ceux de Pline l'Ancien, recensent les centaines de parfums débités dans les officines, puis préparés en onguents, pastilles, poudres et sapo, l'ancêtre du savon. Les compositions sont dominées par le safran, la cannelle, le nard et le costus.
Si les parfums restent associés aux rites funéraires et au culte, leur diffusion massive, dans des flacons de verre, minimise leur valeur sacrée.