CFP - Comité Français du Parfum

Le Parfum, quelques gouttes de luxe

Des origines au quotidien

Histoire du Parfum

De la Renaissance à la mode italienne
Dès le début du XVIe siècle, l'imprimerie permet la diffusion d'ouvrages consacrés à l'art du parfum. Succédant aux recettes alchimiques, la chimie améliore la qualité des essences et des distillations.

L'art de la parfumerie va ainsi se développer dans l'univers raffiné des cités italiennes, en particulier Venise. S'appuyant sur ses comptoirs et sa flotte, elle a le monopole des épices d'Orient. Ville la plus riche d'Europe, elle est aussi la terre d'élection de la parfumerie. Rose musquée, fleur d'oranger, camphre, gingembre, clou de girofle, ambre, benjoin parfument poudres, eaux, bains de bouche, huiles ou pommades. Les explorateurs espagnols et portugais, en ouvrant d'autres voies maritimes, ramènent de nouvelles matières premières : vanille, tabac, girofle, cacao, cardamome…, ce qui permet de faire chuter leur prix et de concurrencer Venise.
Avec Catherine de Médicis, épouse d'Henri II, des parfumeurs étrangers, italiens notamment, s'installent à Paris.
Grasse, connue pour ses tanneries, assoit sa renommée grâce aux gants de cuir parfumés et devient la capitale mondiale du parfum succédant ainsi au berceau de la parfumerie française, Montpellier.
Alors que le Moyen Âge pratiquait largement l'ablution, le bain est à la Renaissance une pratique en voie de disparition, en raison des épidémies de peste. Ambroise Paré, chirurgien d'Henri II, ordonne même la fermeture des bains publics. Le parfum remplace l'eau dans la toilette et on lui attribue toujours des vertus curatives contre les maladies.

Le saviez-vous ?

Publié en 1555 à Venise, le premier traité de parfumerie recense 328 préparations parfumées qui constituera pendant plus de deux siècles la base de tous les livres sur la parfumerie.